
La position, le climat, la conformation géologique particulière, les forêts luxuriantes et verdoyantes des collines, les chênaies pubescentes et les châtaigneraies des zones plus fraîches et humides constituent l’habitat idéal pour une faune riche : sangliers, chevreuils, porcs-épics, renards et bien d’autres petits animaux sont courants dans les forêts et les campagnes, parmi lesquels figurent aussi des espèces disparues ailleurs, comme la martre et le chat sauvage.
Dans les campagnes, on peut encore admirer des aperçus du paysage rural toscan traditionnel, avec des oliveraies, des champs entrelacés de haies et de rangées de cyprès et des vignobles. Ce dernier secteur est aujourd’hui l’un des plus importants de notre agriculture, avec plus de 300 hectares de vignes cultivées et en expansion continue, ce qui fait de Gavorrano l’un des plus grands producteurs de la région. Dignes de mention, tant par leur capacité que par leur structure architecturale qui s’harmonise avec le paysage de la Maremme, les grandes caves en cours de construction, dont l’une, en réalisation, a été conçue par l’architecte Renzo Piano, l’un des plus grands architectes contemporains dont les qualités sont universellement reconnues.
L’église paroissiale de Gavorrano a probablement été construite sur les murs de l’ancienne rocca, comme le montre le clocher dont la partie inférieure présente un type de maçonnerie plus ancien que le reste de l’édifice. Dédiée à Saint Julien, elle doit son aspect actuel aux travaux de refonte et d’agrandissement menés entre les XVIIe et XVIIIe siècles pour remplacer l’ancienne église paroissiale dédiée à Saint Gusmé et ensuite à Saint Julien, comme l’atteste un document de 1529. L’église actuelle présente à l’extérieur une façade datant de 1927, de forme à toit en bâtière divisée par des pilastres avec un oculus central et de petites arcatures décoratives en encorbellement. À l’intérieur de l’église est conservée dans une niche à droite du portail une belle sculpture en marbre représentant la Madone à l’Enfant (1336), attribuée par les savants à Giovanni d’Agostino, sculpteur et architecte siennois maître d’ouvrage du Dôme de Sienne de 1340 à 1345. D’autres œuvres d’art de grand mérite conservées dans l’église sont deux toiles du XVIIIe siècle représentant l’Annonciation et le Baptême du Christ, toutes deux données à l’église par des particuliers ; la première peinture, de plus grande qualité artistique, s’inspire d’un prototype romain, tandis que la seconde, selon certains critiques, rappelle les modules formels de Pietro da Cortona.
L’église San Biagio, aujourd’hui monument national, fait construire par l’illustre famille siennoise des Austini, est un rare exemple d’édifice sacré de la Renaissance en basse Maremme. Les éléments architectoniques de la façade renvoient à l’école d’Antonio da Sangallo le Vieux (1455-1534) pour les évidentes analogies stylistiques avec la église San Biagio de Montepulciano et pour l’aptitude au traitement harmonieux et classique des formes. Des études récentes menées par la Dott.ssa Guidelli attribuent plutôt l’église San Biagio à Michelange. Cette information, étayée par une large documentation, a eu un retentissement immédiat et spontané auprès de l’opinion publique, de la presse et de la télévision régionale et nationale. À l’intérieur de l’église, on peut admirer une fresque placée sur le mur derrière l’autel qui reproduit le crucifix et les Saints Biagio et Guglielmo, œuvre attribuée à Nicola Nasini (1657-1736) ; on peut également voir le bénitier du XVIIe siècle réalisé en marbre local « Portasanta », unique ouvrage réalisé avec ce marbre très célèbre qui se conserve encore à Caldana.
Le territoire présente également un site archéologique du Moyen Âge, Castel di Pietra, où opère depuis des années avec des campagnes de fouille et des publications l’Université de Sienne, faculté d’Archéologie et d’Histoire du Territoire.
Le Château di Pietra se trouve près de la route qui relie la nationale Aurelia à Ribolla. C’est un important site archéologique qui renferme des témoignages allant de l’époque étrusque au XIVe siècle. La localisation topographique du site, à la limite sud-est du district minier de Massa Marittima et en même temps le long du cours du fleuve Bruna qui menait directement à la côte, semble justifier la naissance de l’habitat de Castel di Pietra à l’époque tardo-orientalisante, en tant que l’un des centres de contrôle de l’extraction et de la transformation métallurgique du territoire de Vetulonia. Aux XIe-XIIIe siècles, Castel di Pietra était sous le contrôle de la famille des Aldobrandeschi qui entreprit la construction de la partie haute. Vers la fin du XIIIe et le début du XIVe siècle, le passage des commandes entre la famille des Aldobrandeschi et celle des Pannocchieschi eut des répercussions sur le plan urbanistique. Au XIVe siècle, une fois cessé le domaine territorial de la famille des Pannocchieschi, le Château subit d’abord une transformation, puis une dégradation progressive.
À Gavorrano, le chef-lieu, le Centre de documentation de Castel di Pietra accueille les artefacts découverts lors des diverses campagnes de fouille effectuées par la faculté d’Archéologie de l’Université de Sienne sur le site archéologique éponyme.
Les villages de ce territoire composent une sorte de collier, une chaîne qui est le lien des collines et observe l’intérieur d’un regard sévère. Giuncarico surveille la plaine vers Roccastrada, Caldana et Ravi, protégés à l’arrière par le bois, contrôlent la vallée qui s’ouvre ensuite sur Gavorrano et dans le golfe de Follonica. Autrefois, le château de Scarlino faisait également partie de ce système et représentait un avant-poste vers la mer, de sorte que certains savants considèrent ces châteaux comme le terminus ultime des chemins millénaires qui menaient les troupeaux transhumants des Apennins à l’hivernage en Maremme.
Dans ces régions, l’oubli et l’abandon, le dépeuplement, les grands espaces ont provoqué un curieux phénomène : les choses gardent encore des mystères que la Toscane plus civilisée a perdus. Et non seulement des légendes et des fugitifs inconnus, mais des chefs-d’œuvre protégés par l’oubli, comme l’église de Caldana, dont les savants avisés supposent qu’elle est issue des dessins de Michelange.
Gavorrano se dresse sur les pentes d’une colline granitique, le mont Calvo. Son nom dérive du latin Caput Boreanum, devenu successivement Capo Borano, puis Cavorano jusqu’à arriver à la dénomination actuelle. Les premiers témoignages de l’habitat remontent au IXe siècle. De la rocca de Gavorrano, il reste aujourd’hui reconnaissable le circuit des murs en opus caementicium, entrecoupé par plusieurs tours, remarquables les deux sur le côté méridional où s’ouvrent également deux portes en arc rond.
Dans l’église San Giuliano est conservée une petite statue en marbre représentant la Madone à l’Enfant, œuvre du sculpteur siennois du XIVe siècle Giovanni d’Agostino. À visiter près du Palais communal, le Centre de Documentation où sont conservés les intéressants artefacts des fouilles archéologiques réalisées à Castel di Pietra.
Bagno di Gavorrano, ancien bourg thermal, devenu aujourd’hui le centre le plus densément peuplé de toute la commune. On y trouve de nombreuses installations sportives.
Le village conserve intacte l’ancienne structure caractérisée par les ruelles étroites.
Son château, documenté dès l’année 785, a été possédé aux XIe et XIIe siècles par les moines de l’abbaye de San Bartolomeo di Sestinga, puis est passé à Ildebrando Aldobrandeschi et donc en 1262 sous la domination de la ville de Sienne. Le long du flanc de la colline sur laquelle s’élève le village se trouve la grotte de l’Artofago, où ont été découverts des artefacts remontant à environ 5 000 ans, aujourd’hui conservés au Musée Archéologique de Grosseto.
Giuncarico, dont le nom est mentionné pour la première fois dans un document de l’Abbaye San Salvatore du Mont Amiata de 772, conserve encore aujourd’hui l’aspect du bourg médiéval construit dedans et autour des murs. Des deux portes, celle à l’est est originale et se présente en arc rond en pierre, la tour qui la surplombe est en revanche plus récente.
L’église San Egidio conserve une toile du XVIIIe siècle représentant la Madone entre les Saints.
Non loin du village de Giuncarico, dans la plaine en contrebas se trouvent la tombe étrusque de Poggio Pelliccia et la nécropole étrusque de San Germano. Sur Poggio Zenone sont conservés les restes du château médiéval appelé « la Castellaccia ».
Ancien bourg médiéval, il conserve encore les caractéristiques du château.
S’y trouve l’église San Biagio, rare exemple d’architecture sacrée de la Renaissance de la Maremme grossetaine.
Le projet de la façade et de l’intérieur de l’église San Biagio est attribué par certains savants à Michelange Buonarroti.
Sur le fronton de cet édifice se reconnaît les armoiries des Austini, la famille qui reconstruit le château au XVIe siècle et fit édifier l’église. À l’intérieur se trouve une fresque avec le crucifix et les Saints Biagio et Guglielmo, œuvre de Giovanni Nasini.
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